Dans la Sainte Trinité basque, il y a l’église, la mairie et le fronton.

Le fronton qui se trouve sur la place de Bidart présente la particularité d’afficher 3 dates: ce sont celles du re-haussement du mur.

Car au départ de la pelote, il y a le jeu de paume, pratiqué dans l’Europe entière jusqu’au XIXème siècle. La courte paume (en basque, pasaka) qui se pratique en salle et qui est passée dans l’Histoire avec le fameux serment de la Révolution, et la longue paume (en basque Laxoa*) qui se dispute en plein air. Deux équipes de 5 joueurs, le bras armé d’un gant en cuir rigide, se font face de part et d’autre d’une ligne. A l’engagement, la pelote, faite de crin et recouverte de cuir, est envoyée contre le mur du fond puis renvoyée au retour vers l’équipe qui vient de servir. Les points se comptent par 15 (comme au tennis) et la partie se déroule en 9 jeux. 

A partir du XVIIIème siècle, l’introduction de latex dans la confection des pelotes procure des rebonds bien plus importants. Faute de pouvoir déplacer les maisons entourant l’aire de jeu, on eu l’idée de jouer contre un mur: la pelote typiquement basque était née. Le squash en est un dérivé.

Voila pourquoi on dû rehausser le fronton pour éviter que les pelotes n’aillent se perdre dans la nature.

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